NOUVELLES

7 février 2012

Centraide Centre-du-Québec atteint 97 % de son objectif

Centraide Centre-du-Québec est très fier d’annoncer le résultat de sa campagne de souscription 2011 qui s’élève à 1 457 003 $ au Centre-du-Québec, ce qui représente 97 % de l’objectif qui avait été fixé à 1,5 M $.

Le président du Cabinet régional, M. Jean-Guy Grenier, se dit très satisfait du résultat  régional annoncé qui permettra à Centraide de soutenir financièrement plusieurs organismes communautaires centricois. « Bien que ce résultat soit légèrement inférieur à celui de l’an passé et que l’objectif n’ait pas été atteint, nous sommes extrêmement fiers du travail qui a été accompli dans un contexte qui est loin de présenter les meilleures conditions pour un organisme comme Centraide. Le défi est constant et ardu. Et nous considérons tout de même qu’il a été relevé avec brio », a-t-il mentionné lors des différentes activités de dévoilement des résultats qui ont eu lieu dans les MRC du Centre-du-Québec du 31 janvier au 7 février et aux quelles ont participé quelques 150 personnes.

M. Grenier, qui en était à sa deuxième année à titre de président de campagne, a aussi profité de ces occasions pour lancer un message aux entreprises centricoises : « Cela fait maintenant deux ans que je m’implique auprès de Centraide et cette cause me tient de plus en plus à cœur. Mon expérience m’a notamment permis de comprendre une multitude de phénomènes et de subtilités qui m’échappaient et qui me font réaliser davantage l’importance du travail effectué par les organismes communautaires. En fait, cela m’a confirmé encore plus à quel point ces ressources sont précieuses dans l’équilibre de notre communauté. Si nous ne prenons pas soin de nos organismes communautaires et des gens qui ont besoin de leurs services, nous devrons tôt ou tard en payer le prix. Et le coût social sera probablement beaucoup plus grand que le don qui nous est sollicité. J’invite donc les entreprises et individus à continuer de soutenir Centraide dans les années à venir puisque chaque don compte et fait la différence dans le quotidien des personnes démunies. »

Pour sa part M. Michel Poulin, président du conseil d’administration de Centraide Centre-du-Québec se dit très heureux de la tournure des événements, lui qui est particulièrement conscient des efforts qui ont dû être déployés pour mener cette campagne à terme. « Nous savions dès le début que le défi serait de taille puisque plusieurs de nos entreprises partenaires connaissaient des changements au niveau de leur politique de dons qui n’avantageaient pas Centraide. Toutefois, elles nous ont une fois de plus ouvert leurs portes et ont fait preuve d’une grande générosité, » précise-t-il.  À cet effet il tient à remercier tous les responsables de campagne en milieu de travail, les solliciteurs et les donateurs pour leur appui indéfectible à Centraide. En 2011, c’est environ 485 entreprises et organisations centricoises qui se sont investies auprès de Centraide en tenant des campagnes en milieu de travail permettant ainsi à des milliers de donateurs de soutenir la mission de l’organisme.
 

Défi-dons

Pour une deuxième année, Centraide Centre-du-Québec souhaitait aussi reconnaître spécifiquement l’excellent travail de mobilisation de ses directeurs de campagne en entreprise, communément appelé dans le « jargon Centraide » les DCE, avec le retour du Défi-dons.  Ainsi les trois DCE ayant complété et transmis à la permanence de Centraide leur dossier avant le 15 décembre et ayant connu la meilleure augmentation suite à leur sollicitation auprès de leur collègues de travail, se méritaient un des trois prix suivants soit, pour la 3e position, quatre billets pour une journée de ski au Mont Gleason, pour la 2e position un certificat cadeau comprenant un souper, une nuitée et un déjeuner au Manoir du Lac William et pour la 1ère  position une paire de billet de Via Rail Canada en Classe voiture-lit valable pour un voyage aller-retour entre Montréal et Halifax.  Centraide remercie les commanditaires de ses trois prix et est heureux de présenter les trois gagnants du Défi-dons qui sont :

3e position       Pascal Leblanc de UPS à Drummondville

2e position       Geneviève Ouimet de Boralex à Kingsey Falls

1ère position    Julie Trépanier de Cascades Centre de technologies de Kingsey Falls

Répondre à des besoins de base

Centraide Centre-du-Québec rappelle que les sommes recueillies au Centre-du-Québec permettront d’appuyer financièrement près d’une centaine d’organismes communautaires et comités de bienfaisance répartis sur l’ensemble du territoire centricois; des organismes qui viennent en aide à des milliers de personnes en difficulté en répondant à leurs besoins de base en termes de nourriture et vêtements, en leur apportant du soutien psychologique et technique et parfois, en leur offrant un milieu de vie.  Parmi ceux-ci on retrouve, entre autres, l’APAME Centre-du-Québec, Action toxicomanie Bois-Francs, l’Association des personnes handicapées de la MRC de Bécancour, l’Organisme de récupération anti-pauvreté de l’Érable,  la Ressource aide alimentaire du Grand Nicolet et plusieurs autres dont les services sont reconnus comme étant indispensables pour l’amélioration de la qualité de vie des communautés centricoises.

Au lendemain de cette campagne de souscription majeure, les bénévoles du comité d’analyse régional se sont mis à l’œuvre pour assurer le bon déroulement de l’attribution des sommes amassées.  L’aide financière accordée aux organismes pour la prochaine année sera connue en avril 2012.

 

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11 janvier 2012

Avons-nous encore du temps pour les autres ?

Source : Revue Développement social, Vol. 12, No 1, Juin 2011 (exrait)
par Stéphanie Gaudet, Université d’Ottawa

La participation sociale qui prend la forme du don de temps grâce au bénévolat ou à l’entraide au sein de son réseau de proximité représente un geste citoyen à la base des solidarités sociales. Elle constitue une monnaie d’échange inestimable. En échangeant son temps, on donne de soi, on se définit avec les autres, on crée des liens, on développe des solidarités. La participation sociale remplit plusieurs fonctions ; elle peut mener à un plus grand sentiment d’appartenance à sa communauté et à l’inclusion sociale. Elle constitue une occasion de socialisation politique, de sensibilisation aux inégalités et de changement social. Pour les individus, elle est souvent liée à une augmentation du bien-être. Pourtant, depuis une dizaine d’années, on assiste à une baisse de la participation sociale dans la vie quotidienne des Québécois et des Canadiens.

 En effet, les Québécois – tout comme les Canadiens – sont de moins en moins nombreux à offrir du temps pour l’entraide ou le bénévolat dans leur vie quotidienne. Entre 1992 et 2005, le taux de participation sociale a baissé de 35% au Québec et de 30% dans le reste du Canada. Cette «crise» s’expliquerait-elle uniquement par la montée de l’individualisme, compris comme un repli sur soi ? À mon avis, on ne peut réduire l’analyse de ce phénomène à un simple changement culturel. Les effets des structures sociales, telles que l’organisation temporelle, permettent d’expliquer en partie ce repli sur soi. Un repli qui laisse deviner une redéfinition du rapport entre les individus et leur collectivité, mesurable par la baisse de la participation sociale. Je pense qu’il est important de comprendre cette transformation dans un contexte de société néolibérale, où les impératifs du marché changent la vie quotidienne des individus quant à leur emploi du temps. (…)

 Le temps : un défi de taille pour la solidarité sociale et le bien-être de nos collectivités

 La baisse de la participation sociale des Québécois entraîne de multiples réflexions tant sur l’organisation de nos sociétés néolibérales que sur nos pratiques quotidiennes. D’abord, les individus ont moins de temps pour leur vie privée (famille, amis et tâches domestiques) et ils n’ont pas vraiment de ressources supplémentaires pour suppléer à ce déficit temporel. Il n’est donc pas étonnant de constater un repli sur la sphère domestique. Comment les individus peuvent-ils consacrer du temps pour l’entraide entre voisins, entre membres de la famille élargie ou au sein d’organisations bénévoles alors qu’ils peinent à concilier leur travail rémunéré avec les tâches domestiques et le soin aux enfants? La baisse du taux de participation sociale pourrait davantage s’apparenter à une stratégie de survie personnelle – besoin de temps pour soi – qu’à une valorisation de l’individualisme. Il faut donc faire attention aux analyses moralistes qui attribuent le repli sur la sphère privée, voire domestique, comme une nouvelle forme culturelle.  Il s’agirait peut-être davantage d’une conséquence d’effets structuraux liés au marché de l’emploi et à l’organisation socioéconomique.

 Par ailleurs, l’augmentation du temps accordé au travail rémunéré, reliée structurellement à la forte participation des femmes au marché de l’emploi, représentera probablement un défi pour la solidarité sociale dans les années à venir. Les femmes des générations précédentes avaient assuré notre organisation sociale à travers leur travail invisible : le soutien aux autres (garde des enfants, aide aux personnes vulnérables), leur travail en tant qu’aidantes naturelles, leur engagement à travers des organisations bénévoles et caritatives. On voit déjà que ces activités sont en forte baisse chez les nouvelles générations de femmes et que les hommes ne suppléent pas pour ce manque à gagner. Cela aura probablement des conséquences sur la socialisation politique des enfants, car selon les enquêtes canadiennes, les bénévoles ont majoritairement vécu dans des familles où les adultes participaient socialement.

 Enfin, la longévité moyenne augmentant, les jeunes adultes entrent généralement plus tardivement sur le marché de l’emploi à temps plein, alors que nos sociétés sont encore organisées en fonction du temps de travail concentré durant la période entre 25 et 60 ans. Peu d’options sont mises en place pour réorganiser le temps de travail tout au cours de la vie : travailler moins intensivement et peut-être plus longtemps, contrairement au modèle actuel où les individus travaillent très intensivement et rêvent de prendre leur retraite le plus tôt possible pour s’affranchir de cette pression; développer de «bons» emplois à temps partiel dans toutes les catégories d’emplois ; instaurer des politiques de banques de temps et de réelles mesures de conciliation travail-famille.

 En somme, le repli sur soi et sur la sphère domestique constitue une des conséquences de l’augmentation du temps attribué au travail rémunéré. Les baisses de la participation sociale quotidienne des individus représenteraient entre autres une réponse pour survivre à l’emploi du temps de plus en plus chargé des individus et de leurs familles. Ce phénomène n’est pas sans conséquence sur le bien-être des collectivités, la solidarité sociale et l’organisation sociale démocratique.  Il s’agit là d’un enjeu collectif auquel il faut s’intéresser, notamment dans un contexte de société vieillissante où la demande pour l’entraide et la solidarité augmenteront. Notre défi sera de poser des actions pour soutenir la conciliation entre le travail rémunéré et la vie personnelle dans tous les types de milieux de travail et de soutenir les individus qui choisiront de participer socialement.



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8 décembre 2011

Dix ans de soutien en matière de développement social au centre-du-Québec

Par France Fradette et Monica Jekovska, coordonnatrice et agente de recherche du CRDS Centre-du-Québec

Le mercredi 12 octobre dernier, le Comité régional en développement social (CRDS) Centre-du-Québec célébrait son 10e anniversaire. Profitant de l’occasion, le comité organisateur a mis au programme de cette journée la tenue des activités suivantes : une conférence de presse pour présenter les orientations de l’entente spécifique 2010-2015, le bilan des dix ans du CRDS et le dévoilement de trois nouveaux outils d’intervention.

L’événement, qui a été un succès, s’est déroulé au Manoir du lac William à Saint-Ferdinand et a accueilli plus de soixante-dix personnes. « Le CRDS désirait créer un événement festif pour ses partenaires de la région » a mentionné Mme France Fradette, coordonnatrice du CRDS Centre-du-Québec.

Annonce du renouvellement d’un partenariat qui existe depuis dix ans en matière de développement social

En matinée, l’événement a débuté par la tenue d’une conférence de presse visant à dévoiler l’Entente spécifique 2010-2015 en matière de développement social au Centre-du-Québec. Le CRDS est responsable de la gestion et de la mise en oeuvre de l’entente. Il rassemble plus de vingt-trois organisations sectorielles, territoriales et régionales.

Ce large partenariat intersectoriel est un levier de développement, car il met à contribution les expertises et les forces de chacun pour des interventions adaptées aux besoins des communautés. Cette entente, représentant un investissement de 1 140 000 $ réparti sur cinq ans, permettra « de dynamiser la concertation en matière de développement social en supportant financièrement les démarches ou les projets intersectoriels intervenant prioritairement auprès des groupes vulnérables et des territoires défavorisés désireux d’améliorer leurs conditions et leurs modes de vie », a souligné en conférence de presse monsieur Jacques Daigle, vice-président à la société civile de la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec.

Notons que huit partenaires permettent la mise en œuvre de cette entente : le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (Emploi-Québec), le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), l’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), Centraide Centre-du-Québec, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), le Conseil régional des partenaires du marché du travail du Centre-du-Québec (CRPMT) et la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec.

Pour les cinq prochaines années, le CRDS aura à s’investir sur le plan de la mobilisation et la concertation des actrices et des acteurs du développement social autour d’enjeux sociaux. Il verra à offrir son soutien par la recherche, le développement, le partage et le transfert de connaissances qui demeure un incontournable. Par son Fonds régional en matière de développement social, il continuera de soutenir des initiatives locales, territoriales et régionales en matière de développement social et ainsi se positionner et être reconnu comme partie prenante du développement de la région en matière de développement social.

Bilan des 10 ans de la démarche en DS
En après-midi, la coordonnatrice du CRDS, Mme France Fradette, ouvrait le bal avec un mot de bienvenue. D’entrée de jeu, celle-ci a posé une question pour introduire la présentation du bilan des dix ans de la démarche en développement social – Quelle contribution le CRDS a-t-il apportée au développement des territoires et de la région? Le défi était lancé! Pour répondre à cette question, plusieurs membres du CRDS ont collaboré à la présentation des étapes franchies au cours des dix dernières années.

Les coprésidentes du CRDS, mesdames Annie Jean, directrice générale de Centraide Centre-du-Québec et, Renée Levasseur, vice-présidente du Conseil central du Coeur du Québec – CSN, ont parlé des pionnières et pionniers à l’origine de la démarche en développement social centricoise en disant de ces personnes qu’elles étaient des personnes convaincues.

Dynamiser par le grand exercice des forums en développement social tenus dans chacune des MRC et du Forum régional en 1997-1998, dynamiser parce que le même exercice avait lieu en même temps dans pratiquement toute la province du Québec, c’est ainsi que la décision de donner suite à la demande des participantes et participants à ce vaste exercice, soit d’assurer une suite pour travailler sur les préoccupations identifiées lors de celui-ci. C’est ainsi que le CRDS a vu le jour à l’initiative de plusieurs organismes régionaux identifiés dans la section de l’entente spécifique.

Le CRDS s’est doté d’un cadre de référence présentant sa mission, ses mandats, ses valeurs, ses principes, ses approches et sa finalité. Il s’est donné dès le départ comme approche première la pratique de l’intersectorialité. Il a aussi fait comme choix de soutenir les actions en  matière de développement social avec la mise sur pied d’un Fonds régional de soutien à la réflexion et à l’action en matière de développement social (FRDS). Il a comme assise les portraits sociosanitaires de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Au fil du temps, le CRDS a développé des liens avec les cinq MRC de la région et instauré une manière de faire par l’organisation de tournées dans les MRC pour présenter les portraits sociosanitaires, tenir des consultations pour saisir les préoccupations, défis et besoins au plan du soutien des actrices et acteurs du développement social, et aussi travailler sur un projet collectif MRC/CRDS sur la sécurité alimentaire.

Des partenariats se sont développés sur des enjeux  sociaux, des outils d’interventions au plan de la connaissance et de l’action se sont développés tels le Carrefour des défis pour une région à dimension  humaine, la trousse Ma communauté clé en main, un répertoire des ressources en aide alimentaire, un site WEB, les portraits sociosanitaires, l’ABRÉ-G et le FRDS.

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7 décembre 2011

Le Fonds spécial d’intervention de Centraide plus sollicité que jamais

Alors que l’année 2011 se conclut sur une impression de déjà vu particulièrement morose au niveau économique, bon nombre d’organismes financés par Centraide Centre-du-Québec cognent à notre porte pour trouver l’aide qui leur permettra de répondre le mieux possible à la quantité croissante de demandes auxquelles ils font face. Ces derniers, qui ont pour mission de répondre aux besoins de base de la population tels que se nourrir et se loger, font alors appel au Fonds spécial d’intervention de Centraide qui a pour objectif de répondre à ce type de demande effectuée en cours d’année.

Le problème, c’est que les demandes faites à Centraide sont en forte hausse, soit de 23 % par rapport à l’année 2010. Cela peut s’expliquer entre autres en raison de l’augmentation importante du taux de chômage au Centre-du-Québec qui a eu lieu au cours des derniers mois. En effet, celui-ci a fait un sinistre bond de 1,8 % pour s’établir à 8,5 % au troisième trimestre de la présente année. On voit donc que les besoins sont bien présents et sont d’une importance primordiale.

Une bonne partie des organismes qui font des demandes au Fonds spécial d’intervention de Centraide sont des comités de bienfaisance.  Ces comités offrent leurs services dans les différentes municipalités du Centre-du-Québec et sont constitués uniquement de bénévoles. C’est donc difficile pour eux de réaliser des activités de financement en cours d’année. Cela fait en sorte que leurs interventions dépendent principalement du support financier de Centraide Centre-du-Québec. Et comme leurs actions visent à répondre aux besoins de base et à offrir des biens de première nécessité à leur clientèle, Centraide tient à leur accorder ce financement autant que faire se peut.

Il est donc primordial que Centraide puisse compter sur l’appui de tous pour que les gens du Centre-du-Québec puissent maintenir une qualité de vie décente. L’appel est donc lancé à tous ceux et celles qui ne peuvent faire de dons dans leur milieu de travail ou qui n’ont pas eu l’occasion d’appuyer l’organisme cette année. Il est toujours temps de le faire et c’est plus important que jamais.

Les gens qui souhaitent faire un don à Centraide peuvent le faire via le lien suivant.

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7 décembre 2011

On Centraide en Harmonie

Centraide Centre-du-Québec et l’Harmonie l’Inspiration de l’École le boisé de Victoriaville s’unissent à nouveau dans le cadre de la deuxième édition du souper-spectacle On Centraide en Harmonie. L’événement, qui a fait salle comble l’an passé en attirant environ 230 invités, aura lieu le 23 février prochain au Pavillon de Mont Arthabaska. Il réunira une fois de plus une soixantaine d’artistes sur scène. Le comité organisateur tentera ainsi de dépasser la somme amassée lors de la première édition qui avait permis de récolter un bénéfice net de près de 16 000 $.

Au programme, on promet des prestations instrumentales et vocales qui sauront plaire à tous grâce à un répertoire extrêmement varié qui est notamment constitué d’incontournables de la musique rock et pop. C’est d’ailleurs une formule toute spéciale que présentera l’Harmonie Vicas Inspiration, dirigée par Josée Crête. On y entendra entre autres des pièces de Nadja, Ima, Jacques Brel et Gloria Estefan. Les gens auront droit à des prestations du Big band, de l’Harmonie, du Combo, d’un ensemble vocal et du fameux Drumline qui en a impressionné plusieurs lors de l’édition de l’an passé. À cela s’ajoutera une démonstration de danse effectuée par des élèves de l’École de Danse Linda et Daniel Moreau.

Rappelons que l’activité a été initiée par le Comité Arthabaska de Centraide qui est constitué de bénévoles responsables de la campagne de souscription au sein de la MRC. À cet effet, Jean Marc Nadeau qui est le responsable du comité nous dit avoir été agréablement surpris de voir comment les gens avaient tout de suite adopté cette nouvelle activité. « L’an passé, nous savions que nous avions un concept intéressant et original entre les mains mais la rapidité avec laquelle les billets se sont vendus nous a impressionné. Comme les gens semblent avoir grandement apprécié l’activité, je suis persuadé que le succès sera au rendez-vous une fois de plus ».

Les billets sont disponibles dès maintenant au coût de 90 $ et permettront aux invités de profiter d’un repas gastronomique accompagné de vin en plus d’assister au concert. Comme l’an dernier, les invités pourront également participer à un encan silencieux durant lequel une dizaine et prix et d’œuvres d’art d’artistes locaux seront mis aux enchères.

Les membres du comité organisateur tiennent à remercier les cinq commanditaires majeurs pour l’activité soit le Groupe Plombaction, Juneau Guillemette Assuraction, Armatures Bois-Francs, le Groupe Réjean Roy et CBR Laser. Les gens peuvent se procurer des billets en contactant directement Centraide Centre-du-Québec au 1 888 477-0505.

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7 décembre 2011

Des allumeurs d’étincelles

par Lise Ledoux, directrice du Carrefour d’entraide Drummond
organisme financé par Centraide Centre-du-Québec

« Lorsque j’ai entendu Richard Séguin dans sa chanson « Qu’est-ce qu’on leur laisse ?» parler « d’allumeurs d’étincelles », j’ai pensé au Carrefour d’entraide Drummond (CEDI). Car, c’est ce que nous faisons au quotidien : rallumer d’abord l’étincelle de l’espoir de s’en sortir, puis celle de la confiance, de l’estime personnelle, du « courage de rêver», encore.

C’est le Carrefour d’entraide qui, dans la MRC Drummond,  reçoit les personnes dont la situation est très détériorée et qui vivent avec des problèmes multiples.  Là, où en plus du manque d’argent  il y a la détresse, la maladie, la perte du réseau social et de la dignité, une méconnaissance des ressources et, plus triste  encore, la gêne et la honte de les utiliser.  Se sentir dépossédé… trahi par la vie.

Les intervenantes du CEDI (ce sont uniquement des femmes), ne peuvent pas se contenter de donner une référence au Comptoir Alimentaire ou un bon d’épicerie… Non !  À chaque jour, elles désamorcent des crises, accueillent de la colère, de l’agressivité, de l’impuissance. Aussi, quelquefois, de l’anéantissement… Combien de suicides évités ?

D’abord la réceptionniste : sur la  ligne de feu !  Elle reçoit en vrac, souvent par vagues, toujours sans horaire déterminé, ce flot de détresse.  Après avoir accueilli cet appel, elle prend la demande, détermine le degré d’urgence, fixe le rendez-vous ou s’il y a lieu dirige la personne en crise vers l’intervenante appropriée.

Cette dernière prend la relève et, pour chaque personne rencontrée, elle rassure, regarde la situation dans sa globalité, détermine le soutien que le CEDI peut lui apporter.  Elle aide la personne à reconnaître ses besoins vitaux, à réviser ses priorités.  Elle se concerte avec les autres organismes qui peuvent compléter son intervention.  Elle agit comme médiateur, facilite des ententes avec des créanciers, oriente parfois vers le dépôt volontaire ou la faillite. Bref, accompagne la personne en détresse dans toutes les démarches qui vont lui permettre de reprendre du pouvoir sur sa vie, si petit soit-il.

Cette année, le Carrefour d’entraide Drummond a connu une hausse de 7 % des demandes, ajoutée au 26 % de l’an passé et ce, sans ajout de personnel et sans hausse de salaire.  Cela signifie 3 250 demandes d’aide (236 de plus que l’an passé) qui ont été traitées, 467 dépannages alimentaires et financiers, 402 rencontres individuelles en consultations budgétaires, 5 478 références dont 2 874 au Comptoir alimentaire et 2 604 vers d’autres organismes qui peuvent apporter du support psychologique, 490 interventions en médiation et accompagnement, et animation de 21 groupes de cuisines collectives.  Un lieu où en plus de mieux s’alimenter, les personnes se recréent un réseau social et améliorent leur qualité de vie.

Les personnes aidées par le CEDI sont en majorité désorganisées à la suite d’événements hors de leur contrôle : maladie, perte d’emploi, (fermeture d’usine, restructuration, etc.), dépression, problèmes de santé mentale, séparation, violence, des personnes qui ont travaillé toute leur vie mais qui, soudainement se retrouve à « l’aide sociale » avec 599,08 $ par mois pour une personne, 918,83 $ pour un couple. Elles paient un loyer de plus de 50 % de leurs revenus, vivent de l’endettement rapidement dont beaucoup pour le loyer, l’électricité et le chauffage, le téléphone et les assurances.  Elles sont parfois des parents seuls, qui ont leurs enfants la fin de semaine sans transfert  de revenu ou des allocations familiales.

Il y a aussi des personnes immigrées et celles qu’on ne verra qu’une fois parce qu’en attente de revenus : chômage, aide sociale, prêts étudiants, C.S.S.T., salaires, assurances.   Il y a également des personnes qui vivent de la violence conjugale ou familiale.

En tant que directrice du CEDI depuis 22 ans, je suis toujours aussi touchée par la détresse et le courage des personnes qui nous consultent et qui se reconstruisent à partir de presque rien. Et je suis toujours impressionnée par le travail colossal accompli en intervention et aux cuisines collectives !   Alors que feraient ces personnes en détresse si le CEDI n’existait pas ?  Je n’ose y penser… »

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Objectif de campagne
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